Semaine 7

Activité 2

Méthode d’évaluation par les experts : cognitive walkthrough

Sommaire

Survol du cognitive walkthrough

Le cognitive walkthrough est une méthode d’inspection de l’utilisabilité axée sur l’évaluation de l’utilisabilité de la conception, particulièrement en ce qui a trait à l’exploration. [2]

Cette méthode est motivée par le fait que de nombreux utilisateurs préfèrent apprendre à connaître un logiciel par l’exploration. Ils préfèrent découvrir les fonctionnalités durant l’exécution de leurs tâches de travail habituelles ou acquérir des connaissances sur l’utilisation de nouvelles fonctionnalités au moment où leur travail l’exige. Cette approche progressive d’établissement du coût de l’apprentissage d’une nouvelle fonctionnalité est fonction des  avantages immédiats que procure la fonction à l’utilisateur.

Le cognitive walkthrough est une technique qui s’applique tout particulièrement aux interfaces destinées au grand public qui nécessitent une courbe d’apprentissage très douce et courte. Cette technique peut aussi être utile pour l’analyse d’extensions système dont les usagers ne connaissent pas les nouvelles fonctionnalités.

Bien que cette technique ne vise pas à connaître la vitesse d’exécution d’une tâche, elle permet néanmoins de savoir si l’usager est capable de compléter une tâche et de résoudre des erreurs.

Avant d’exécuter le test, on doit s’assurer d’avoir une très bonne connaissance de l’interface puisqu’il faut tester toutes les possibilités du logiciel. Par contre, il n’est pas nécessaire de connaître la séquence d’exécution des tâches puisque c’est l’usager qui nous guide durant l’accomplissement des tâches.

Évaluation en trois étapes [1]

Cette technique est basée sur la théorie des sept étapes de l’action. Le but est de s’assurer du respect des trois grandes étapes suivantes. On se pose donc trois questions. D’après les réponses, on détermine s’il existe bel et bien un problème :

Q1 Est-ce que l’action correcte est suffisamment en évidence?

Q2 Y a-t-il un lien clair entre la description de l’action correcte et l’intention de l’usager?

Q3 Est-ce que l’usager est en mesure de savoir si son action était la bonne?

Processus de la méthode du cognitive walkthrough [1]

1) Définir les données à inclure au processus (identification des utilisateurs, exemples de tâches à évaluer, séquences des actions requises pour l’accomplissement des tâches, description ou application des tâches).

2) Convoquer les analystes.

3) Fournir une orientation au fil de la séquence des actions de chaque tâche (l’histoire doit être crédible, compte tenu du fait que : l’utilisateur essayera d’obtenir le bon effet, remarquera que la bonne action est disponible, associera la bonne action à l’effet qu’il cherche à atteindre, verra que des progrès sont réalisés vers la solution de problèmes liés aux tâches lorsque la bonne action est exécutée.)

4) Établir une fiche de renseignements critiques (connaissances exigées des utilisateurs, hypothèses concernant la population des utilisateurs, notes sur les problèmes latéraux, changements de conception, réussite crédible).

5) Revoir l’interface pour résoudre les problèmes.

Cette description complète de l’IHM permet de couvrir tous les chemins qu’un utilisateur pourrait utiliser. Par contre, le fait de connaître la séquence des opérations de l’utilisateur est inutile. La performance n’est pas étudiée.

Cette méthode est bien adaptée aux systèmes de type « grand public » où l’usager apprend à utiliser un système en explorant l’interface. Cela permet de répondre à des questions telles que : « Jusqu’à quel point cette conception facilite-t-elle le travail d’un usager qui ne connaît pas bien une tâche? ».

 

Démonstration et étude de cas

En anglais :

 

 

Bibliographie :

  1. Bouchard, F. (2007) IFT515 – Interfaces et multimédia – notes de cours, Sherbrooke, Québec, Canada. License Creative Commons
  2. The Cognitive Walkthrough Method : A practitioner’s guide – Wharton, Rieman, Lewis, Polson – University of Colorado0